La beauté des lignes

04/10/2018

Du 15 septembre au 2 décembre 2018 

Une collection de photos unique au monde« La beauté des lignes » présente une sélection de 126 chefs-d'œuvre de l'histoire de la photographie issus de la collection exceptionnelle de Sondra Gilman et Celso Gonzalez-Falla. Ce couple américain, qui vit principalement à New York et aussi amoureux de la France où il séjourne de longues périodes, est mû par une passion commune, la photographie, depuis la découverte des œuvres de Eugène Atget notamment. Composée de plus de 1500 photographies (presque toutes originales), la collection honore de nombreux illustres photographes des XXe et XXIe siècles.

Dans les années 70, le couple commence l'acquisition de photographies. Aujourd'hui, cette collection particulière américaine figure parmi les plus importantes au monde et après avoir été présentée en Suisse, au musée de Lausanne sous le commissariat de Tatyana Franck, directrice du Musée de l'Elysée et Pauline Martin, conservatrice, l'exposition est présentée à Yerres, à la Propriété Caillebotte, du 15 septembre au 2 décembre 2018.

Les français Henri Cartier Bresson et Robert Doisneau, les allemands Ilse Bing et Karl Blossfeldt, le japonais Hiroshi Sugimoto, la néerlandaise Rineke Dijkstra, côtoient Eugène Atget (la première acquisition réalisée par Sondra Gilman) mais aussi les plus grands noms américains tels que Bérénice Abbott, Man Ray, Edward Weston, Robert Frank, Aaron Siskind, Ray K.Metzker, Harry Callahan, ou encore Nan Goldin, Walker Evans, Robert Adams et Lewis Baltz.

La plupart des photographies, qui ornent les murs de la résidence principale new-yorkaise des collectionneurs, fait partie intégrante de leur vie quotidienne.

Le lien entretenu entre Sondra Gilman, Celso Gonzalez- Falla et leurs photographies est donc très personnel. Ils achètent par goût, par coup de cœur, sans intermédiaire ni conseiller, sans se soucier non plus de la côte du photographe sur le marché. Seule leur envie les guide. Et de cette envie naît un lien d'intimité exceptionnel avec cette collection.

Quand la ligne devient chef d'œuvre

Les photographes, au cours de l'histoire, ont oscillé entre deux tendances : l'illusion mimétique de la réalité, ou la mise en valeur des qualités plastiques de l'image. Qu'il s'agisse de « lignes instantanées » (selon les dires d'Henri Cartier Bresson), de lignes rationnelles, ou de lignes courbes (le corps humain notamment), la ligne peut réinventer le réel jusqu'à l'abstraction. Avec «La Beauté des Lignes», l'exposition explore la force de la ligne photographique.

Le spectateur est invité à appréhender les différentes articulations de chaque photographie, et donc leurs différents types de lignes.

La richesse de la collection propose de flâner au cours de l'histoire de la photographie pour considérer la force visuelle des images à travers les époques. Le but est de confronter des chefs d'œuvre sur des bases formelles, pour percevoir que les résonnances dépassent souvent les distances temporelles et géographiques.

La ligne photographique est puissante et multiple, l'exposition «La Beauté des lignes» est donc divisée en plusieurs sections.

La Ferme Ornée de la Propriété Caillebotte présente pour la 2ème fois une exposition de photographies. En effet, après l'exposition en 2014 de Jules Itier, «Premières photographies de Chine», qui présentait les premières photographies de la Chine connues à ce jour (1844) en partenariat avec le Musée Français de la Photographie à Bièvres, la Propriété Caillebotte a choisi cette période afin de pouvoir accueillir les collectionneurs en France et sera en résonance avec le salon Paris Photo à l'occasion duquel une conférence sera organisée autour de cette exposition chez Sothebys, par Jonas Tebib, expert en photographie, directeur du département Photographies de Sotheby's France.

Lignes Droites
De la ligne contrôlée à la ligne « spontanée »

Pour documenter le réel, la verticalité et le parallélisme parfait des lignes figurent comme une évidence pour de nombreux photographes, tels que les américains Robert Adams et Lewis Baltz. Cette section de l'exposition invite à considérer l'importance des lignes de force, qu'elles soient, ou non, strictement parallèles. À l'opposé de l'image romantique, la ligne droite peut évoquer une certaine froidure, une nature domestiquée par la main humaine.

En revanche, chez les reporters ou les photographes humanistes par exemple, la rectitude de la ligne souvent s'assouplit. Certaines lignes verticales peuvent structurer la composition sans être centrées ou parallèles au cadre.

Lignes Courbes
Nature des corps et de la ligne

Pour les artistes amoureux des courbes, la nature, le corps humain ou encore la flore en offrent de nombreuses. L'américain Edward Weston et l'allemand Karl Blossfeldt ont été les premiers à se diriger dans cette voie, mais aussi Bérénice Abbott, Léon Levinstein, Robert Mapplethorpe, Bill Brandt et André Kertész, qui ont démontré que la courbe dessine tous les corps, masculins et féminins, photographiés dans leur entier ou en détail. Libérés des imitations de la peinture réalisées jusqu'alors par les pictorialistes, ces artistes prouvent à partir des années 1920 que la photographie est un art à part entière.

Abstractions
La ligne à l'état pur

La partie abstractions réunit des photographies dont la référence au réel se perd, laissant envisager d'abord les lignes d'abstraction de l'image. Tenter de voir la ligne, c'est percevoir une abstraction du réel que l'image a immortalisé. Il s'agit ici de considérer la photographie avant de voir l'objet représenté. Afin de masquer le réel, les artistes prônant l'abstraction, tels que les américains Aaron Siskind, Ray K.Metzker et Harry Callahan, dissimulent le réel pour ne mettre en avant que la force visuelle de l'image.

Maison Caillebotte

Entièrement rénovée, la Maison Caillebotte permet au visiteur de découvrir le lieu dans lequel a vécu le célèbre peintre Gustave Caillebotte et sa famille. Il peut découvrir son atelier, les salons, la salle de billard, la chambre parentale, point phare de la visite, reconstituée avec le somptueux mobilier d'origine de la Veuve Martin Biennais, orfèvre de Napoléon.

La Propriété est définitivement un lieu culturel incontournable en Ile- de-France prêt à accueillir de nombreux visiteurs dans ses jardins, ses lieux d'exposition et dans la Maison Caillebotte, véritable témoin du mode de vie d'une famille aisée sous la Restauration.

Le Parc

Le Parc Caillebotte accueille les familles, les promeneurs qui y découvrent les Fabriques (le Chalet Suisse, l'Orangerie, la Glacière, le Kiosque, la Ferme Ornée..), le Potager et les sculptures héritées des différentes Biennales de Sculpture organisées par la Ville de Yerres. Une promenade dans le parc permet de retrouver les vues qui ont inspiré au grand peintre impressionniste de nombreuses toiles.

Informations pratiques

8 rue de Concy, 91330 Yerres
Tel. 01 80 37 20 61
proprietecaillebotte.com ; culture@yerres.fr

Horaires

Maison Caillebotte

15 mars - 2 décembre : mardi au dimanche de 14h à 18h30 3 décembre - 14 mars : samedi, dimanche et jours fériés de 14h à 18h30

Parc Caillebotte

Gratuit, ouvert tous les jours, horaires en fonction des saisons octobre - mars de 9h à 18h30
avril - mai de 9h à 20h30
juin - juillet de 9h à 21h

août - septembre de 9h à 20h

Tarifs

Ferme Ornée, centre d'expositions : 8€, 3€ pour les Yerrois Maison Caillebotte : 8€, 3€ pour les Yerrois
Ferme Ornée + Maison Caillebotte : 10€, 5€ pour les Yerrois, gratuit pour les enfants de moins de 16 ans et les
personnes handicapées
Abonnement annuel : 30€ (15€ pour les Yerrois)
Parc Caillebotte : Gratuit